Voyage à Bali avec Ubud

Julia Robert a aussi a adoré Ubud !  Si une pretty woman américaine et un archevêque africain tel que Desmond Tutu peuvent, l'un comme l'autre, tomber sous le charme d'Ubud, lors d'un voyage à Bali, alors, c'est sûr, il s'agit bien du centre du monde.

 

Julia Robert a aussi a adoré Ubud !  Si une pretty woman américaine et un archevêque africain tel que Desmond Tutu peuvent, l'un comme l'autre, tomber sous le charme d'Ubud lors d’un voyage à Bali , alors, c'est sûr, il s'agit bien du centre du monde !

Combiner Ubud avec un voyage à Bali ?  Oui, tout le monde adore Ubud ! Même Desmond Tutu, le prix Nobel de la paix, s'enthousiasme Wayan Ida, un responsable local. "Lorsqu'il est venu à Bali en 2006, l'archevêque africain a déclaré que notre village était le nombril du monde". Réputé comme étant un hameau d'artistes et d'artisans, de tradition et d'histoire, Ubud est sans conteste l'axe autour duquel tourne la culture traditionnelle balinaise. Au centre géographique de l'ile Bali, la plus touristique d'Indonésie, la commune a en effet su cultiver son caractère et son image de petite localité charmante à la culture préservée.  "Ubud est un peu notre conservatoire des traditions.

Comme si les dieux et les arts avaient trouvé refuge ici, explique Surata Nyoman, un guide originaire des environs, la culture y est encore omniprésente. Alors que dans le reste de l'île, les Balinais s'habillent de plus en plus à l'occidentale avec des shorts Rip Curl et des tee-shirts Billabong, ici, les habitants portent toujours notre costume traditionnel: un sarong (une pièce de tissu portée comme un paréo), une ceinture et un chapeau de tissu noué sur la tête".

Si Kuta, au sud de Bali, est la station balnéaire prisée des surfeurs, des amateurs de farniente et de fêtes débridées, le village d'Ubud est apprécié des artistes, des pratiquants de yoga et de méditation, des bobos branchés, des jeunes mariés désireux de séjourner dans une villa avec piscine privée et des voyageurs en quête de culture. Tous les jours, sans exception, les voyageurs peuvent assister à une douzaine de spectacles traditionnels. Wayang Kulit (théâtre d'ombre sacré), Kecak (chœur d'hommes en transe), Legang (ballet des nymphes) ou Barong (danse héritée des rites d'exorcisme) …

Pour moins de vingt francs , il est possible de découvrir, chaque soir, un spectacle de qualité, spécialement conçu pour les touristes mais adapté et directement inspiré des cérémonies et des personnages de la mythologie hindo-balinaise. Dans les années 1930, un artiste allemand du nom de Walter Spies a beaucoup contribué à la renommée d'Ubud fréquenté par des artistes étrangers qui le considéraient comme une formidable source d'inspiration mêlant culture et nature.

A cette époque, Ubud est encore un petit hameau de campagne et devient au fil du temps un refuge pour une poignée d'artistes, d'intellectuels étrangers et de visiteurs célèbres tels que l'anthropologue Margaret Mead ou le cinéaste Charlie Chaplin. Longtemps resté une simple excursion à la journée au départ des plages du sud de Bali, Ubud est un must pour chaque voyage à Bali.

Ubud reste un incontournable est souvent se transforme peu à peu en une destination à part entière avec l'installation au cours des années 90, d'hôtels de luxe comme le Four Seasons, l'Intercontinental et le Pita Maha proposés dans beaucoup de voyages à Bali. Aujourd'hui, avec son enfilade de boutiques chics qui proposent sacs à main à la mode ou collections de lampes design, la rue principale d'Ubud, Monkey Forest Road, ressemble plus à un Saint-Tropez tropical qu'à une petite localité asiatique, exotique et romantique. En moins d'une vingtaine d'années, le refuge tranquille d'Ubud est devenu un site touristique à la mode. Ecoles de danses et de gamelans se sont multipliées tout comme les festivals de littérature ou de yoga. Un Starbuck café s'est installé face au Puri Saren Agung, le fameux palais royal. Les embouteillages sont quotidiens, les crémations annoncées sur Internet et le village a même son propre site Web: www.ubud.com. A présente, la commune de Ubud compte des centaines de losmen, ces petites chambres d'hôtes économiques appréciés des routards. Sur Jalan Raya, la rue centrale, on peut déguster pizzas siciliennes, steaks frites à la française, vins australiens et canard laqué à la cantonaise. Rivalisant d'ingéniosité pour attirer les clients, tous les établissements affichent fièrement la pancarte "Free Wifi". "Malgré sa croissance effarante, ses embouteillages, ses salons de massages et ses restaurants à l'occidentale, Ubud est resté Ubud" considère pourtant Oka Anggrimawati, une danseuse de Legong réputée. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le charme demeure en effet. Et d'une certaine façon, le village cristallise tout le paradoxe balinais: parvenir à conserver sa culture en dépit d'un tourisme de plus en plus important. Rien ne semble pouvoir empêcher les femmes de déposer leurs offrandes, délicates et éphémères, au pied des petits autels familiaux. Rien ne semble freiner la dévotion des crémations, l'élan des artisans, la ferveur des spectacles … Au contraire. Les touristes encouragent, applaudisses et finances directement ou non.

A Bali, la vie ne semble être qu'un grand théâtre dont la mort ne serait que le dernier acte émouvant et populaire. Les cérémonies, les processions, les prières et les rituels font partie d'un quotidien où l'imaginaire tient une place prépondérante. Et les visiteurs ne sont que des spectateurs parmi les autres. Malgré l'affluence touristique, le village n'a-t-il pas été désigné comme l'une des "plus fascinantes cités d'Asie" par le magazine américain Condé Nast Traveller ?. "Ubud est devenu une petite ville mais elle a conservé son atmosphère de village. Une étape incontournables dans chaque voyage à Bali. Tournez au coin de la rue et la campagne est là, avec ses rizières, ses poules et ses cochons … , observe Cokorda N. Suyadnya, le fis du roi. Récemment, Julia Roberts est venu ici faire du vélo pour le film mange, prie, aime de Ryan Murphy. Elle aussi a adoré Ubud !  Si une pretty woman américaine telle que Julia Roberts et un archevêque africain tel que Desmond Tutu peuvent, l'un comme l'autre, tomber sous le charme d'Ubud, alors, c'est sûr, il s'agit bien du centre du monde. D'un refuge pour les dieux et les artistes qui s'accommodent du dieu Dollar.